l'olivier dans l'orient antique

L'affirmation du rapport entre le développement civil et oléiculture est propre aux premières civilisations urbaines du monde, et ceci est resté constant pour toute l’histoire du bassin méditerranéen.
La culture de l’olivier est attestée dans les sites archéologiques datant de 3500 ans avant J.C. grâce à des noyaux de grandes dimensions et de nombreux charbons de bois d’olivier, utilisé pour le feu et la construction. Toutefois, ces restes sont présents dans l’aire semi-désertique où l’olivier n’aurait pu pousser spontanément, ceci témoigne donc des premiers efforts humains pour répandre l’olivier cultivé.

A l'époque syrienne, Ebla était un des principaux centres du réseau commercial qui approvisionnait l'Egypte (vin au lieu de la bière et huile d’olive au lieu du sésame), les centres mésopotamiens et assyriens ou bien les principaux états et puissances économiques du monde en produits d'une alimentation déjà meditéranéenne.

Les objets raffinés égyptiens, vases, lampes en albâtre, en pate de verre, en faïence, bijoux en or, en argent et en pierres précieuses étaient échangés contre des produits locaux : tissus, objets en bronze et surtout l’huile d’olive et le vin.

Pour mettre en évidence la pauvreté et le côté barbare et arriéré d’une population nomade, misérable et évoluant au-delà de l’ordre civil on disait: "...gens ne connaissant pas le métal, gens ne connaissant pas les pierres (précieuses), gens ne connaissant pas l’huile, gens ne connaissant pas le lait…Ils ne construisent pas des maisons comme les hommes, leurs cœurs ne connaissent pas le pain cuit au four, leurs estomacs ne connaissent pas la bière…"

On retrouve cette échelle de valeurs également dans la Bible ; dans la culture juive l’huile d’olive était utilisée pour consacrer et sanctifier l’Arche d’Alliance, les objets de culte et les prêtres.

 


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